Depuis 1999 l’Orchestr’ Anonyme (tout d’abord baptisés « Les Acolytes Anonymes ») s’est taillé un petit succès auprès du public en écumant sans modération tous les types de lieux de concerts : des bars de quartiers aux festivals en passant par les clubs des quatre coins de l’hexagone mais aussi en Suisse.

Aujourd’hui, les anonymes passent à la vitesse supérieure en réalisant un premier album « Comme tous ces gens » qui bénéficie d’une visibilité nationale grâce à l'important réseau de distribution développé par Nocturne: un rêve qui devient réalité pour tous les musiciens qui participent à cette aventure humaine.

Aller au delà des frontières de la chanson : tel pourrait être le précepte de l’Orchestr’ Anonyme. Aussi bien influencés par le rock, pierre angulaire de l’édifice, que par les Musiques Populaires (Musette, chansons à textes, Musiques d’Europe de l’est ou sud-américaines…) ou le jazz, ces musiciens originaires d’Annemasse ne manquent pas d’ouverture et de culture musicale. Une variété qui donne à l’Orchestr’ sa personnalité singulière et collective, lui évitant ainsi de succomber à la tradition fantasmatique qu’éveille le mythe de la chanteuse ou du chanteur. Au croisement d’un cabaret contemporain et d’un laboratoire aux allures de manège musical et humoral, l’Orchestr’ Anonyme nous transporte inévitablement dans son jeu de turbulences.

Mais comme le suggère le premier titre du disque ce sont bien des « Chanson » qui sont à l’honneur avec l’Orchestr’ Anonyme. Tour à tour tragiques, festives, drôles, nostalgiques, poétiques, mais toujours livrées avec le même enthousiasme, le sens du récit et de la musicalité. Le secret de l'Orchestr' c'est justement cette relation interactive qu’entretiennent les histoires avec leurs décors musicaux, sans que ne soient négligées les unes ou les autres.

Dans les 16 compositions originales qui constituent ce premier opus, les savoyards anonymes démontrent qu’ils sont capables d’orchestrer aussi bien des ambiances de la vie quotidienne que des histoires personnelles ou imaginaires.

De l’ambiance alternative et énergique du morceau titre du disque « Comme tous ces gens » à celle, émouvante et respectueuse, de « Pépé » en passant par l’entraînant « C’est pas que du bonheur », l’Orchestr’ fait valser les mots et tanguer les genres musicaux dans une farandole d’émotions qui renvoie la pop attitude aux bancs des abonnés absents en matière de partage et de plaisir. Les musiciens réussissent à faire coexister avec justesse ce contraste légèreté-gravité inhérent aux petites histoires de la vie, aussi bien dans leurs textes que dans leur musique.